Il y a mille et une raisons de ne rien publier sur le web. Mille et une raisons de se sentir envahie d’information pertinente et non pertinente. Il y a certes mille et une raisons de souhaiter que ce mouvement disparaisse, et que ce collectif, ce répertoire, devienne un autre blogue désuet.

Il y a près d’un an, j’ai décidé de mettre fin à cette aventure. Celle qui, jadis, me faisait rêver au plus haut point. Avec l’effervescence du blogue ou plutôt du blogueur-chroniqueur social (mais totalement égocentrique; cet individu, issu de ce café, qui porte le flambeau de ce quartier, de cette municipalité s’apparentant à une ville et qui, au final, se croit divin dans cet univers qui ne saurait se traduire qu’en expérience plutôt qu’en foutue statistique ou pire, en étoile Michelin) l’intérêt ne faisait que diminuer, à en perdre la notion du pourquoi et du comment. Jamais n’ai-je eu l’envie de faire partie de cette click et de ses 5 à 7; de ceux et celles qui ne souhaitent qu’écrire pour détruire…ou séduire.

Étrangement, l’envie de redevenir l’ambassadeur de quelque chose que je connais très peu et qui m’intéresse encore moins m’envahit à nouveau.

Nous pourrions, donc, être ce répertoire de textes, de photos et de vidéos signés par des gens extraordinairement ordinaires qui n’ont aucun sens de la critique, qui se contrefoutre de saluer ou de salir la réputation du double espresso servi sur jardin de trèfle offert en dégustation au café du coin. Mon plus grand souhait serait d’offrir du contenu original, du contenu de qualité qui ne nécessite aucune présentation ou représentation. Du coup, je souhaiterais offrir le meilleur des artistes d’ici et d’ailleurs, toutes langues et médiums confondus. Ces artistes qui nous nourrissent de part et d’autre et qui souhaitent partager des histoires émouvantes à quiconque nécessitant quelques minutes de divertissement, suivi de plusieurs heures de réflexions. Du contenu qui se veut de qualité, sans polissage. Sans autotune.

J’y réfléchis. D’ici une semaine, ce sera l’autodestruction
ou le retour aux sources.

Maxime Vallières

 

Crédit photo: Joe Vallières

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