Les conférences TED sont bien connues dans le reste du monde. Elles ont lieu chaque année et elles mettent de l’avant des idées de la communauté et des gens d’ici. L’événement TEDxQuébec aura lieu le 20 novembre prochain au Théâtre Périscope. Attic Collective s’est entretenu avec le cofondateur de l’événement pour discuter avec lui de la genèse du projet et des impacts de ces conférences.

Attic Collective : Pour quelles raisons avez-vous mis sur pied TEDxQuébec?
Denis-François Gravel : TEDx c’est des événements plus petits, gérés indépendamment des grandes conférences TED. C’est une variante locale de ce qui se passe en Californie. Depuis six ans, elles sont offertes gratuitement sur la chaîne Youtube. Je les ai connu comme ça et j’ai voulu y participer comme participant ou comme conférencier. Puis, trois ou quatre ans plus tard, ils ont sortis au grand public des licences pour faire des conférences indépendantes de celle en Californie.

AC : Où vont-elles avoir lieu cette année?
DFG : Nous avons réservé la date du mardi 20 novembre au Théâtre Périscope. Ils ont un magnifique auditorium, comme on voit dans les vidéos des conférences. Nous avons une durée d’une demi-journée, qui commence à 13h. Il y aura une pause et un 5 à 7 à la fin.

AC : Comment le projet a-t-il commencé?
DFG : En plusieurs étapes. C’est depuis 2009. L’idée d’aller en Californie était le point de départ. Je me suis dit, il faut qu’il y aille ça à Québec. Nous l’avons mis de côté et nous avons recommencé le tout en fin 2011. Nous sommes trois fondateurs. Avec Davender Gupta et René-Pier Légaré Bouchard, qui s’est joint à nous peu de temps après.

AC : On peut s’attendre à quels genres de conférences le 20 novembre, à Québec?
DFG : Nous allons avoir plusieurs types de conférences. Allant de la ville intelligente, jusqu’à l’abolition des tabous par rapport à la mort, un talent show avec des gens atteints de l’autisme, et plus encore. C’est vraiment multi-dimensionnelle. Au cœur de cela, il y a l’approche humaine. C’est vulgarisé pour tous et nous sélectionnons les gens pour permettre une multi-dimensionnalité, une diversité pour les gens.

AC : Quelle sera l’importance de TEDxQuébec dans la communauté?
DFG : Une forme de rayonnement. C’est une plate-forme qui permettra de partager des idées. Le concept des conférences est moins connu du côté francophone et davantage chez les anglophones. Nous sommes en collaboration avec TEDxSainte-Marie et aussi TEDxUlaval. Ils viendront participer à notre événement. Ça va permettre un échange d’idées.

AC : Quels sont les points positifs cela va apporter à la ville de Québec?
DFG : Un rayonnement inverse, on fait valoir à l’international, les idées, les innovations d’ici. Partout ailleurs, dans environ 300 villes dans le monde, il y a des TEDx. Québec fait désormais partie de ce groupe restreint de gens. De plus, les conférences du 20 novembre feront office de captation vidéo qui sera disponibles sur notre site Web.

AC : Votre coup de cœur parmi les conférenciers?
DFG : Je suis un curieux de nature, donc chaque sujet de conférence m’intéresse. À chaque lecture du résumé, on se disait « Ah oui, ça, ça va être intéressant. » Il va y avoir des découvertes surprenantes. Par exemple, un conférencier parle de transparence radicale. Sur papier, ça semble intéressant, mais c’est bien plus que ça. Est-ce que toute vérité est bonne à dire? La question touche plusieurs aspects de la société. Il faut voir l’équilibre entre tout dire pour un gouvernement ou ne rien dire. Savoir la place de Wikileaks, par exemple. Mon coup de cœur va être défini après les conférences.

AC : Est-ce qu’il y aura dans le prochain TEDx la possibilité de conférences en anglais?
DFG : C’est une question fort pertinente. Dès le jour 1, ne serait-ce d’avoir le nom que nous avons. Ça a été une sorte de combat. La corporation se réserve les noms de provinces. Au départ, il fallait nommer l’événement TEDxQuébec City. Finalement, on a conservé le nom TEDxQuébec. Ça a été très sensible. Majoritairement, c’est en anglais, ailleurs au monde. Est-ce que ça veut dire que nous allons fermer la porte aux anglophones? Non, du tout, nous privilégions le fait francophone, car nous sommes une ville essentiellement francophone. La question de langue se posait davantage pour l’identité de la ville.

Photographie : Francis Vachon

Comments

comments

Powered by Facebook Comments